Le 6 mai 2009 par Joan LISMONT
Les vilains syndicats refusent la présence des légitimes employeurs à la table des négociations sectorielles. Ils ont fait une pression d’enfer sur le PS pour que le Président du Parlement de la Communauté française ait l’audace d’envoyer une proposition de décret au Conseil d’Etat, empêchant ainsi les parlementaires de voter avant la fin de la législature. En plus, ils avaient dit qu’ils étaient d’accord ! Donc, syndicats et PS, même panier : des gens qui ne sont pas de parole, des félons [1] !
Pourtant, le SeGEC prétend bien montrer ce qui arrive lorsqu’il n’est pas à la table des négociations : voilà que des directeurs du fondamental vont gagner moins qu’un instituteur ! Sans compter toutes les autres bêtises qui ont été faites dans le sectoriel. Bouh…
Bon. C’est un peu plus compliqué. Commençons par ce qui n’est pas juste.
[1] Le SeGEC utilise le terme de félonie dans un communiqué de presse en faisant référence explicite au Moyen Âge. Rappelons-nous que la félonie signifiait la trahison d’un vassal envers son suzerain ou réciproquement du suzerain envers son vassal. Ce n’est donc pas une déloyauté entre égaux ! Le cadre de référence est par ailleurs évocateur sur le projet de société de ceux qui l’utilisent…
Vilain d’ailleurs… Au Moyen Âge, les vilains étaient des paysans libres, une personne non noble, un rustre. Revendiquons donc ce terme contre les courtisans qui se pensent Seigneurs !